La révolution technologique renverse les valeurs

Une accélération exponentielle
Les nouvelles technologies ont déjà profondément bouleversé notre environnement. Et ce n’est pas fini.
Ci-dessous deux courbes qui illustrent que la révolution technologique n’est pas près de s’achever.

La loi de Moore énoncée en 80 prévoyait que le nombre de transistors sur des micro-processeurs doublerait tous les 18 mois. Cette prédiction s’est révélée exacte. La puissance des micro-processeurs double tous les 18 mois, alors que leur prix de vente se réduit.




Autre exemple de croissance exponentielle : les générations technologiques se succèdent pour augmenter le débit de transmission en téléphonie mobile. Cela permet l’apparition de nouveaux services (TV sur mobile, et bientôt voix sur IP) qui bouleversent des secteurs traditionnels.



Des remises en cause stratégiques : vers une convergence des médias
Parallèlement on assiste à un phénomène de convergence des secteurs d’activité. Prenons l’exemple de la télévision et de la téléphonie.
TF1 a développé une série de partenariats, avec Neuf Cegetel et Bouygues Télécom notamment, pour « saisir les opportunités du haut débit » et devenir un «média global». Les ambitions sont élevées : atteindre le top 10 des audiences internet en France, atteindre le top 3 du divertissement mobile fin 2006 (un enjeu de 20 millions d'euros) et devenir l’un des leaders du jeu multimédia d’ici trois ans grâce à sa plateforme de jeux PlayOne. Enfin la chaîne prévoit de lancer en 2006 une offre de téléphonie mobile baptisée TF1 Mobile en partenariat avec Bouygues Télécom.

Les autres médias ne sont pas en reste. M6 Mobile by Orange revendique 300 000 abonnés, et NRJ Mobile plus de 100 000.

France Télécom est ainsi attaqué de toutes parts et réagit. Des pros du secteur venant de Warner ou de Canal plus travaillent avec les studios de cinéma, les maisons de disques ou les organisateurs d’événements sportifs pour développer des contenus. Ainsi la primeur du dernier album de Madonna disponible en exclusivité sur Orange une semaine avant sa sortie, les matchs de Roland-Garros en vidéo à la demande sur sa télé sont les premiers exemples de l’intrusion du téléphoniste dans les contenus. L’enjeu n’est pas nul : cela devrait générer 400 millions d’Euros en 2008 (pour un chiffre d’affaires 2005 de 47 milliards). Enfin une première chaîne de télé (24/24 vidéo) laisse deviner un intérêt grandissant pour la production de contenu, ce qui faisait affirmer à la revue Capital : « son prochain métier : vendre des programmes exclusifs ».

La loi de Moore énoncée en 80 prévoyait que le nombre de transistors sur des micro-processeurs doublerait tous les 18 mois. Cette prédiction s’est révélée exacte. La puissance des micro-processeurs double tous les 18 mois, alors que leur prix de vente se réduit.


Vers une « commodization » des technologies ?
Nicholas Carr l’affirmait déjà en 2003: IT doesn’t matter (Harvard Business Review, may 2003). Sa thèse, sorte de contreverse de Valladolid contemporaine, qui fit grand bruit : Les technologies sont sur un marché ouvert, tout le monde peut y accéder à condition d’investir. En outre les technologies convergent. Ce n’est donc pas par les tuyaux que l’on fait la différence mais par dont on les utilise : modèle d’affaires ou contenu. Les technologies de l’information sont devenues des « commodities ».

Un exemple pour s’en convaincre, cette offre promotionnelle de RONA, quincaillier québécois.